À propos de Maya
Maya part d’une observation simple : la plupart de ce qu’on jette a un usage, et l’obstacle n’est pas la bonne volonté, c’est de retrouver l’astuce au moment où on en a besoin — les mains pleines d’épluchures, devant la poubelle.
Deux entrées dans le même fonds
On cherche rarement « une recette ». On cherche soit quoi faire de ce qu’on tient, soit avec quoi fabriquer ce qui manque. Ce sont deux questions distinctes, et Maya leur donne deux barres de recherche de poids égal.
Ce ne sont pas deux catalogues : une recette relie un ou plusieurs déchets à un ou plusieurs usages. Chercher « marc de café » et chercher « récurant » mènent à la même fiche, par deux extrémités.
- Par le déchet : « j’ai ça sur les bras, qu’en faire ? » — épluchures de carottes, marc de café, pain rassis.
- Par l’usage : « j’ai besoin de ça, avec quoi le faire ? » — produit vitres, engrais, litière.
Quatre catégories, et rien de plus
Chaque recette appartient à une catégorie : ménage, alimentaire, animalier ou jardin. La liste est fermée. Une cinquième valeur ajoutée à la légère rendrait le filtre illisible et rétroactivement faux, puisque les recettes déjà déposées ne se reclassent pas toutes seules.
La note décide, mais pas n’importe comment
Chacun peut noter sur cinq étoiles et commenter. Une recette dont on est statistiquement sûr qu’elle est mauvaise sort des recherches — elle est archivée.
Le seuil n’est pas un nombre d’avis fixe. Une recette unanimement mauvaise n’atteint jamais cinquante avis : les gens cessent de la consulter bien avant. Maya archive quand la borne haute de l’intervalle de confiance à 95 % de la note passe sous 2 sur 5, c’est-à-dire quand on en sait assez. En pratique : douze avis à 1/5, quarante-sept à 1,5/5, jamais à 2/5.
Archiver n’est pas supprimer. La fiche reste lisible par lien direct, son auteur peut la corriger, et elle remonte d’elle-même si les avis suivants sont meilleurs.
Pourquoi le vocabulaire est tenu
Les déchets et les usages ne sont pas du texte libre : ce sont des termes avec leurs synonymes. En saisie libre, « épluchure de carotte », « pelures de carottes » et « peaux de carotte » deviennent trois entrées portant chacune un tiers des recettes, et les deux barres de recherche se vident sans que rien ne le signale.
La recherche, elle, reste tolérante : accents, pluriels, casse, ordre des mots et fautes de frappe. « marc de caffé » trouve « marc de café ». C’est le stockage qui est discipliné, pas la saisie.
Les précautions ne sont pas une formalité
Maya mélange des produits ménagers, de la cuisine et de l’alimentation animale. Chaque fiche porte un champ de précautions distinct des étapes, affiché avant elles — un avertissement placé en bas de page est lu une fois le geste déjà fait.
Certaines fiches disent explicitement non. « Marc de café pour les chiens » existe parce que l’astuce circule et qu’elle est dangereuse : la réfuter là où les gens la cherchent vaut mieux que l’absence, qui laisse le champ libre au reste du web.
Qui écrit
Le fonds de départ a été rédigé pour Maya à partir de techniques de savoir commun. Tout le reste vient de la communauté : chacun dépose ses astuces, chacun les note. Une modération relit le vocabulaire proposé et traite les signalements.